À PARAÎTRE

A PARAÎTRE

(début  janvier 2020)

L'illusion localiste

L'arnaque de la décentralisation dans un monde globalisé

par Aurélien Bernier

 Format 11X16 cm, 192 pages, 10 Euros,              version numérique: 5,99 Euros. Collection «Ruptures»

ISBN 978-2-919160-35-8 

Rapprocher le pouvoir du citoyen , instaurer la « démocratie participative, soutenir le développement territorial  et l'économie « de proximité…

A l’approche des élections municipales, on assiste à une surenchère des mots d’ordre localistes et décentralisateurs. On les retrouve dans tous les discours politiques, de la gauche à l’extrème-droite en passant par la droite et les socio-démocrates.

La participation des habitants et les promesses de changement « par en bas » sont dans tous les programmes. Les démarches et les listes « citoyennes », plus ou moins instrumentalisées par les partis traditionnels, se multiplient. Même le président de la République s’affiche localiste : en réponse à la crise de « Gilets jaunes », il promet une nouvelle phase de décentralisation pour la deuxième moitié de son mandat. A en croire nos élites, c’est donc par l’action municipale ou régionale que les problèmes économiques, sociaux, environnementaux ou démocratiques pourraient être résolus...

Ce livre s’attache à déconstruire ce mensonge. Car la mondialisation, elle, ne rapproche pas le pouvoir du citoyen, mais l’éloigne considérablement. Les décisions économiques sont concentrées aux mains des grandes firmes et de leurs actionnaires, et s’imposent aux peuples par delà les principes démocratiques. Les droits sociaux sont en régression permanente à cause de la concurrence internationale. Et la classe politique n’en finit plus de se discréditer en obéissant aux injonctions des marchés.

La « mondialisation heureuse » ayant fait long feu, c’est le « localisme heureux » qu’à présent on cherche à nous vendre. Le terroir et les circuits courts pour compenser les ravages de la mondialisation. Le régionalisme pour masquer le désengagement de l’État, la destruction ou la privatisation des services publics.

Cette « illusion localiste » doit être dénoncée. Non pas que l’action de proximité soit négligeable, car s’engager dans la vie locale est tout à fait nécessaire. Mais pour sortir du piège de la mondialisation, cela ne suffit pas. Plutôt que d’opposer l’action locale et celle de l’État, mieux vaudrait les articuler.

 

Lire un extrait L'illusion localiste

Vient de  paraître fin août 2019

MIGRATIONS, Idées reçues et propositions

par le Mouvement Utopia, préface de François Gemenne, illustrations de Loïc Faujour

Collection «Controverses» Format 11X16 cm, 192 pages, 4 Euros,version numérique: 2,99 Euros. ISBN 978-2-919160-34-1 

 

 

Les migrations sont à la fois une réalité et un fantasme, avec un formidable décalage entre les deux. Elles font l’objet d’enjeux politiques plus que sociaux ou économiques et sont devenues un axe de marketing électoral.

Mais c’est une vraie question, qui va encore prendre de l’ampleur avec les suites du dérèglement climatique. D’où l’importance de l’aborder sérieusement, sans arrières pensées politiciennes ni démagogie.

En s’ appuyant sur des travaux d’experts, sur des études et des rapports d’institutions internationales et d’associations, ce livre a pour objet de déconstruire les principales idées reçues sur les migrations mais aussi d’avancer des propositions pour permettre d’avoir une politique capable de répondre aux enjeux et aux défis.

Comment se résigner à ce que la Méditerranée devienne un cimetière? Notre politique migratoire, à la fois inhumaine et indigne, est aussi comme nous le démontrons dans ce livre, inefficace et coûteuse, socialement comme économiquement.

Son impasse est totale et après des décennies d’intoxication idéologique, c’est à un véritable renversement de perspective que cet ouvrage nous invite. Car les migrations peuvent aussi être une richesse, sociale, culturelle et économique, comme son histoire en France l’atteste.

 Le Mouvement Utopia

Trait d’union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia est une coopérative d’éducation populaire qui vise à élaborer un projet de société solidaire et convivial, écologiquement soutenable, dont l’objectif est le Buen Vivir.

Après les Sans papiers, le Nucléaire, le Travail, l’Alimentation, les Communs et la Démocratie, le Mouvement Utopia a consacré un temps important de sa réflexion collective aux Migrations.

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VIENT DE PARAÎTRE  mai  2019

Capitalisme fossile

De la farce des COP à l’ingénierie du climat

par Jean-Marc Sérékian

Format 12x20 cm, 264 pages, Prix 10 €, en format numérique 5,99€

Vingt-quatre ans de COP[1]… Depuis un quart de siècle, les négociations sur climat font quasiment du surplace tandis que les émissions de GES poursuivent leur ascension.

Fin 2018, la COP 24 s’est passée comme si le dernier rapport spécial du GIEC d’octobre de la même année n’avait pas existé. Pourtant l’urgence climatique y était réaffirmée et un agenda précis était proposé pour 2050. Les comptes rendus, les nombreux rapports, les déclarations et les promesses confirment à chaque fois que la conscience du désastre est bien collective et que tous les États sont parfaitement instruits des dégradations rapides des écosystèmes.

Pourtant, rien ne se passe. Les États se préoccupent-ils vraiment du dérèglement climatique ? Et quid de la France ? Où se situent les blocages face à l’urgence climatique ? Comment expliquer une si longue et si spectaculaire inefficacité de la communauté internationale face à une évidence chaque année plus criante ? La structure du capitalisme et sa mondialisation à l’ère des énergies fossiles fournissent-ils des éléments de réponse ?

Pour l’auteur de ce livre, le moment est venu de tirer au clair le jeu dangereux des États face aux questions environnementales ainsi que le rôle des COP et des Sommets de la Terre.

Les questions environnementales ont émergé très tôt et dès les sixties, une conscience écologique collective pouvait décrire la catastrophe prévisible. Depuis, les Sommets de la Terre et les COP se sont multipliés… mais, le constat est sans appel : ce que font les États se situe à l’opposé de leurs déclarations officielles. Malgré le tapage sur l’Accord de Paris, l’État français est loin d’être vertueux. Comment comprendre que les COP organisent l’inaction comme vient de le faire une fois de trop la COP 24 de Katowice, que les Sommets de la Terre ne purent jamais faire ralentir le rythme de la déforestation ou celui de l’effondrement de la biodiversité ? Les gouvernements sont-ils seulement coupables « d’inaction climatique »,  ou sont-ils condamnables pour pire que cela ?

Ce livre tranche ces questions comme un nœud gordien : il n’y a jamais eu de réelle volonté des États de prendre en compte ces questions, mais seulement des mises en scène et promesses officielles sans lendemain. Aujourd’hui, au seuil du précipice climatique, il faut nous intéresser aux causes politiques. Pour mieux orienter les actions encore possibles, cet essai, avec son éclairage historique du capitalisme fossile, explique à la fois la logique du désastre annoncé, la farce des COP, et aussi pourquoi les milieux d’affaires investissent dans la géo-ingénierie du climat.

L’auteur : Jean-Marc Sérékian est médecin à Tours. Il a commencé à s’intéresser aux questions d’énergie alors qu’il été administrateur à la LPO Touraine. Aujourd’hui il est rédacteur pour le site Carfree (la vie sans voiture) sur les questions d’énergie et de biodiversité. Il est l’auteur de : La Course aux Energies, Ed Libertaire, 2009 ; Pourquoi Fukushima après Hiroshima ? Ed. Le Sang de la Terre, 2012 ; Gaz de schiste le Choix du pire, Ed. Sang de la Terre, 2015

[1] Conference Of the Parties, soit les conférences internationales pour le climat.

Lire un extrait du texte Capitalisme fossile dans la Grande Relève

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