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Les Editions Utopia ont le plaisir de vous annoncer que l’ensemble de son catalogue est désormais disponible aussi en version numérique.

Vient de paraître en octobre 2018

La tyrannie du court terme

Quels futurs possibles à l'heure de l'anthropocène?

Par Jean-François Simonin

Parution octobre 2018, format 12x20 cm, 240 pages, 10€, 5,99€ en format numérique

Ce livre interroge : pourquoi le temps long, qui est progressivement devenu la norme dans le monde physique, végétal et animal, s’applique-t-il de plus en plus difficilement aux affaires humaines ? Si nous savons maintenant que nous sommes entrés dans l’ère de l’anthropocène, pourquoi restons-nous incapables de comprendre comment y vivre durablement ?

Cet essai explique à quel point la tyrannie du court terme à l’oeuvre dans les démocraties libérales entraîne l’exploitation et la destruction du monde. Quelque chose s’est détraqué dans la pensée occidentale, qui la rend à présent incapable de s’insérer dans le temps long. Nous feignons de croire à une prétendue destruction créatrice pour nous autoriser toutes les provocations avec les limites de la biosphère. La mondialisation, la financiarisation et la numérisation font émerger un colonialisme d’un genre nouveau : le colonialisme du futur, qui se manifeste via l’intelligence artificielle, le « big data », le transhumanisme, la géoingénierie… Un futur préempté par les plus grands acteurs de la mondialisation, un futur qui exclut la majorité des citoyens du monde, dès leur naissance.

Paradoxalement, l’instauration d’un temps universel maintenant étendu à toute la surface du globe, aboutit à une survalorisation du présent. Il a occasionné de formidables synchronisations des activités humaines, mais il a aussi désynchronisé le rythme de nombreux peuples par rapport à leurs repères traditionnels dans leur nature et leur culture. Il a donc, paradoxalement, engagé l’humanité dans une guerre des temps d’un genre nouveau.

Cet essai décrypte ce phénomène sous un angle original, au croisement des questionnements philosophiques, stratégiques et politiques.

Il propose deux pistes pour s’extraire du déni du temps long. D’abord la reprise en main de la construction du futur ; c’est la tâche prioritaire du politique au xxie siècle, une question de survie à l’ère de l’anthropocène. Puis l’idée d’une nouvelle responsabilité prospective, qui pourrait se substituer au « progrès » et initier un nouveau projet de civilisation, profondément alternatif, permettant d’éviter effondrements ou explosions.

Ce livre s’inspire ouvertement de plusieurs penseurs qui ont semé les germes de cette idée de responsabilité prospective, depuis près d’un siècle, dans différents domaines. Il expose en annexe leurs principales intuitions en ce sens.

Lire un extrait du texte

 

 

 

Vient de paraître

en  septembre 2018

Les voleurs d'énergie

Accaparement et privatisation de l'électricité, du gaz, du pétrole

Format 12x20cm, 10 euros. En version numérique: 5,99 euros

Chauffage, éclairage, mobilité, alimentation, production de biens et de services… l'énergie est à chaque instant au cœur des activités humaines. Le contrôle de sa production, de sa diffusion et de sa distribution est hautement stratégique

Source de conflits, voire de guerres, l’exploitation et la consommation énergétique sont très inégalitaires, accentuent les déséquilibres entre nations riches et pauvres et entraînent des risques majeurs pour l’homme et son environnement.

Ce livre raconte, pour la première fois, l'histoire de la propriété des énergies et des systèmes mis en place pour les exploiter.

Privée à l’origine, l’énergie devint largement publique au cours du XXe siècle. La France ne fut pas le seul pays à nationaliser l'énergie ; un mouvement quasi-mondial s'est développé pour mettre fin aux abus scandaleux des grands groupes privés.

Aujourd’hui, le privé veut reprendre ce qui lui appartenait et par tous les moyens : saccage d'entreprises nationales publiques, adoption de directives ultralibérales par l'Union européenne, ouvertures à la concurrence forcées pour les pays du Sud…

Alors que les activités pétrolières ont déjà largement été reconquises par les multinationales, les services publics de l'électricité et du gaz sont attaqués partout sur la planète.

Comme pour le transport ferroviaire, l'eau ou les déchets, la santé ou l'éducation, il s'agit de transférer aux grandes firmes privées une activité très rentable, niant aux citoyens tout droit de regard sur cette industrie qui les concerne dans leur quotidien et leur devenir.

 Contre cette offensive, l'auteur propose une réflexion originale pour reconstruire un service public des énergies qui réponde aux enjeux sociaux et environnementaux de notre époque.

L'auteur:  Aurélien Bernier a travaillé dix ans pour l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Essayiste et conférencier, il collabore régulièrement au Monde diplomatique. Dernières publications : Comment la mondialisation a tuée l’écologie (Mille et une nuits, 2012) ; La gauche radicale et ses tabous (Seuil, 2014) ; La démondialisation ou le chaos (Utopia, 2016).

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