VIENT DE PARAÎTRE

Viens de paraître fin mars 2022

L'école que nous voulons

Les enseignements de vingt ans d'expériences pédagogiques alternatives

Par Jean Lesage, Hélène Lonza et Marcel Thorel

Format 11x18, 192 pages, 10 €, version numérique: 5,99€

Si l’on en croit les résultats des évaluations internationales, notre école républicaine ne tient pas ses promesses. Pire, elle accentue des écarts insupportables entre nos enfants selon leurs origines sociales. Mais les difficultés de notre école ne tiennent pas seulement à des choix pédagogiques trop éloignés des besoins naturels des enfants :elles tiennent aussi au fait que ses visées sociale et politique sont trop souvent négligées.

« Cette école qui éduque le désir de prendre part au monde et d’en prendre soin par la puissance créatrice du travail, cette école qui lie ses enseignements à la vie dans toute sa complexité, cette école qui fait faire l’expérience de la coopération, c’est celle que nous voulons. C’est celle que nous tentons de mettre en œuvre par nos choix pédagogiques. » déclarent les auteurs de ce livre.

En s’appuyant sur leur expérience d’enseignants, ils exposent leurs pratiques et dessinent le profil d’une école innovante, audacieuse et ambitieuse, permettant la réussite de tous.

- Innovante parce qu’elle prend en compte les représentations, les propositions et les créations des élèves pour construire et organiser avec eux l’acquisition des savoirs de manière coopérative.

- Audacieuse parce qu’elle prend en compte la vie des élèves, leurs expériences, leur curiosité naturelle. Elle nourrit leur motivation par un milieu éducatif propice aux recherches et aux tâtonnements indispensables à l’acquisition des savoirs.

- Ambitieuse parce qu’elle veut la réussite de tous les élèves tout en reconnaissant leur individualité.

L’expérience décrite dans cet ouvrage a montré que cette réussite de tous ne peut exister que dans un groupe où chacun est reconnu par ses pairs tout en ayant le sentiment de voir augmenter ses compétences.

Il est temps pour l’école d’effectuer sa mutation. En se basant sur des expériences malheureusement encore trop peu connues, les auteurs démontrent que cette noble institution peut être à la hauteur des nouveaux défis à relever, qu’ils soient écologique, démocratique ou socio-économique. Qu’elle peut être à la fois efficace dans ses missions et offrir toute la joie qu’elle est en capacité de procurer à ses élèves.

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Vient de paraître janvier 2022

Pour une conscience terriste

Nature, cultures, agricultures

Par Marc Dufumier et Laurent Gervereau

L‘agriculture est au centre de nombreuses préoccupations actuelles : santé, écologie, climat, social, éthique... mais on tremble parfois à l’idée de prononcer certains mots comme « élevage », « vegan », « pesticide », « chasse » et même « écologie ».

Nous préparons-nous à des sociétés de guerre civile entre productivistes et apôtres de la préservation ?

 

Voici un livre rédigé par deux auteurs à la compétence indiscutable qui donne des repères (notamment sur l’agroécologie et l’histoire longue de l’écologie) et dessine les pistes d’organisations locales-globales dans l’intérêt collectif et la valorisation de la diversité.

Il est plus que temps de travailler, non pas contre mais ensemble, pour s’adapter aux défis de l’époque en changeant de perspectives pour nos pensées et nos actes.

Il est plus que temps aussi de changer d’échelle en prenant en mains son univers local, sa vision directe.

Mais pas n’importe comment, pas avec les oeillères dangereuses du local - localisme: en ayant au contraire une conscience « terriste » de notre aventure environnementale commune. Nous sommes ainsi dans une période de basculement nécessaire des pensées. Sur tous les sujets.

 

Marc Dufumier est agronome, professeur honoraire à AgroParisTech, et président de la Fondation René Dumont. Il est membre du comité scientifique de la Fondation pour la Nature et l'Homme.

Laurent Gervereau est vice-président de la Fondation René Dumont et président de Nuage Vert – musée mobile Vallée de la Dordogne. Il a fondé en 2005 à AgroParisTech le Musée du Vivant (premier musée international sur l’écologie) et co-préside le CIRE (Centre Interdisciplinaire de Recherches sur l’Ecologie).

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Novembre 2021

 

L'urgence de relocaliser

Pour sortir du libre échange et du nationalisme économique

PAR Aurélien Bernier

FORMAT 12X20 CM ; 224 PAGES; 12 EUROS, VERSIONS PAPIER ET NUMÉRIQUE (7,99 EUROS)

En politique comme chez les économistes, tout le monde ou presque

prétend vouloir relocaliser et réindustrialiser la France. Et nul doute que

ce débat sera central lors des échéances électorales de 2022. Pour

certains, le clivage entre souverainisme et libre-échangisme aurait

même effacé celui entre la gauche et la droite.

Mais le problème est loin d’être aussi binaire. Pour faire revenir les

entreprises et redresser l’emploi, les principales tendances politique

avancent des propositions au mieux inefficaces, au pire dangereuses.

Chez les plus libéraux, c’est la fuite en avant dans l’innovation, la compétitivité,

la dérégulation au mépris des salariés et de l’environnement.

Chez d’autres, c’est un localisme abstrait. Chez certains encore, c’est

un nationalisme rétrograde qui ne change absolument rien aux

structures économiques et sociales.

Pour combattre le libre-échange sans laisser le champ libre aux

nationalistes, les forces de transformation sociales et écologiques doivent

penser la relocalisation, la décrire, la planifier. L’enjeu est économique

mais aussi écologique et démocratique, car sans relocaliser, il

est impossible de choisir ce qu’il faut produire et de quelle manière.

Dans cet ouvrage, l’auteur livre sa vision transformatrice, décroissante

et internationaliste de la relocalisation, ainsi que ses modalités concrètes

dans cinq domaines stratégiques : les capitaux (et donc les investissements),

la santé, l’alimentation, l’énergie et l’automobile.

Aurélien Bernier est essayiste et conférencier, il collabore régulièrement

au Monde diplomatique. Dernières publications aux

Éditions Utopia : La démondialisation ou le chaos (2016), Les voleurs

d’énergie (2018) et L’’illusion localiste (2020).

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Septembre 2021

 

L'écologie et la narration du pire

Récits et avenirs en tension

PAR Alice Canabate

 

 

 

 

 

 

FORMAT 11X18 CM ; 192 PAGES; 10 EUROS, VERSIONS PAPIER ET NUMÉRIQUE (5,99 EUROS)

Face aux catastrophes annoncées, aux risques d’effondrements et aux désarrois qu’ils suscitent, est apparu en France depuis 2015 une « bataille des récits » où s’entremêlent études scientifiques, travaux de vulgarisation, mais également communautés et collectifs affinitaires.

Les « grands récits » des XIXe etXXe siècles ayant fait faillite, il est courant d’entendre aujourd’hui que de nouveaux récits collectifs doivent émerger. Ils répondraient aux inquiétudes et redonneraient de l’espoir, leur conférant alors un potentiel quasi magique. Ce faisant, ils entraînent alors des stratégies et des politiques différentes, voire opposées.

Ce livre décode les fonctions et les puissances politiques du récit et ses enjeux, décrypte et compare les récits d’effondrements afin d’en comprendre les origines, les vertus, les crispations et les affects qu’ils brassent. Il rappelle également que la question des limites est un souci écologique essentiel et une responsabilité collective.

 

Alice Canabate est sociologue, rattachée au Laboratoire de changement social et politique de l’université Paris-Diderot, enseignante à Paris 1 et à l’Institut catholique de Paris. Elle est également vice-présidente de la Fondation de l’écologie politique depuis 2017 et membre du conseil d’administration de l’Institut Momentum. Elle a été directrice de la rédaction d’Entropia. Revue d’étude théorique et politique de la décroissance de 2012 à 2015.

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 Août 2021

 

L'allocation universelle d'existence

La protection sociale du XXIe siècle

PAR Guy Valette

FORMAT 12X20 CM ; 208 PAGES; 12 EUROS, VERSIONS PAPIER ET NUMÉRIQUE (7,99 EUROS)

Comment mettre en œuvre la véritable protection sociale de demain?

Depuis une dizaine d’années, l’idée d’un revenu, d’une allocation universelle creuse son chemin et fait l’objet de débats et publications diverses, démontrant que l’intérêt pour cette question dépasse les cercles universitaires. Mais cette profusion est également révélatrice des controverses que cette proposition suscite. Récemment, en 2017 en France, un candidat à l’élection présidentielle l’a popularisée et même le Pape François s’y est dit favorable.

Ce livre représente la deuxième vague des réflexions sur cette allocation universelle. Il aborde la question du pourquoi, mais aussi du comment en le comparant avec les différentes mesures de protections sociales existantes actuellement en France.

Nul doute que l’allocation universelle fera à nouveau l’objet de polémiques lors des prochaines échéances électorales en France, d’où l’intérêt de cet ouvrage et de ses nombreuses démonstrations qui alimenteront les débats.

 

Guy Valette est un des membres fondateurs en 2013 du Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB). Son blog « La science du partage » en est une des expressions. Ce livre s’inscrit à la suite de ceux publiés par le MFRB et les complète: Revenu de base, un outil pour construire le XXIéme siècle et Revenu de base, comment le financer, (coordonnés par Jean Eric Hyafil), aux éditions Yves Michel en 2016; et Pour un revenu de base universel, vers une société du choix, par le MFRB (collectif) aux éditions du Détour en 2017 (réed.2019).

 

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 Juin 2021

 

La colère et la joie

Pour une radicalité créatrice et non une révolte destructrice

PAR PATRICK VIVERET

FORMAT 11X18 CM ; 144 PAGES; 10 EUROS, VERSIONS PAPIER ET NUMÉRIQUE (5,99 EUROS)

La colère et la joie, que penser de cette association apparemment paradoxale ?

Comment faire un bon usage de l’énergie créatrice de la colère, voire de la rage au sens de « rage de vivre » lorsqu’elle s’avère légitime, sans qu’elle ne devienne la source d’une révolte destructrice ou désespérée ?

Comment, au cœur des bouleversements actuels, faire appel aux émotions sans que celles-ci nous entraînent sur la voie dangereuse du couple excitation /dépression, ou celle des « passions tristes », selon l’expression du philosophe Spinoza ?

Comment développer la capacité de nos collectifs humains- qu’ils soient nationaux, religieux ou sociaux - à vivre ensemble et à savoir s’opposer sans se massacrer, face au basculement dans la violence, ajoutant aux risques écologiques actuels de destruction de nos écosystèmes vitaux celui de notre propre autodestruction ?

En d’autres mots, il s’agit de promouvoir une radicalité créatrice et non destructrice et ainsi créer les conditions, face aux multiples régressions émotionnelles que provoquent les peurs, d’une véritable intelligence sensible dont le moteur est la Joie de Vivre.

Dans ce livre, l’auteur, « philosophe praticien » au sein de nombreux mouvements de transformation sociale et écologique, proche d’Edgar Morin, expose et contextualise ses réflexions et propositions autour du rapport à la violence et la gestion des conflits. Il souligne par ailleurs l’importance des médiations, les forces et les limites de la désobéissance civile et que l’éthique de responsabilité ne peut s’exonérer de l’éthique de conviction.

Conscient des échecs, depuis plusieurs décennies, des mouvements civiques et politiques à construire du commun partagé, il propose de nouvelles pratiques démocratiques permettant la construction de désaccords féconds pour que l’adversaire se substitue à l’ennemi et que les oppositions deviennent source de richesses.

Patrick Viveret est partisan et artisan de la méthode Archipellique (au sens d’Edouard Glissant), afin que le pouvoir de domination se transforme en pouvoir de création, que le pouvoir sur devienne un pouvoir de.

L’auteur : Patrick Viveret est philosophe  et essayiste, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes. Très actif dans les mouvements altermondialistes et à l’Internationale Convivialiste, Cofondateur des rencontres internationales « Dialogues en humanité », il est à l’origine de la monnaie complémentaire Sol.

Il est l’auteur d’une dizaine de livres, dont Reconsidérer la Richesse (Éditions de l'Aube, poche 2010) et La Cause Humaine, du bon usage de la fin d'un monde, (Éditions Les Liens qui Libèrent, 2012).

 

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 Décembre 2020

Climat, la démission permanente

De "notre maison brûle" à la Convention citoyenne pour le climat, vingt ans de politiques climatiques

Par Cyrille Cormier, préface François Gémenne

Format 11X18, 272 pages, 8 euros; version numérique 4,99 euros

ISBN 9782919160389

 

Canicules historiques, sécheresses à répétition et inondations: cette fin de décennie aura été marquée par une série d’évènements extrêmes plongeant la France dans la réalité des dérèglements climatiques. Elle aura aussi été marquée par l’émergence de mouvements de citoyens reprochant à l’État son inaction face à l’urgence climatique.

De “la maison brûle et nous regardons ailleurs” à la Convention citoyenne sur le climat, ce livre décrypte près de vingt ans de politiques climatiques et déconstruit le mythe d’une excellence climatique française. Il fait le tri entre les discours des présidents français, les illusions qu’ils génèrent et leurs échecs à réduire l’importante empreinte climatique de la France.

Si Emmanuel Macron aime à s’afficher en champion du climat, il s’inscrit en réalité dans la continuité de ses prédécesseurs. Comme lui, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont privilégié l’esbroufe politique et les postures à l’action climatique.

Face à ce constat, cet ouvrage expose trois ruptures politiques essentielles: rupture avec une vision économique fondée sur l’extraction des ressources naturelles et la surconsommation de produits neufs, avec les pratiques des responsables politiques et enfin rupture dans l’exercice de notre citoyenneté.

Cyrille Cormier est ingénieur, conférencier et spécialiste des politiques énergétiques et climatiques. Porte-parole de Greenpeace de 2011 à 2019, il est l’auteur de plusieurs études de référence, dont Scénario de transition énergétique pour la France (2013) et Le coût de production futur du nucléaire exploité au-delà de 40 ans (2014).

Lire un extrait du texte Lire la tribune de C.Cormier dans Libération Cyrille Cormier dans La terre au carré France Inter

ITW Reporterre

Juin 2020

Voyages en effondrement

Un pire à éviter ou une période à vivre?

Par Valérie Garcia et Marc Pleysier

Format 15X20, 384 pages, 10 euros,version numérique 5,99 euros

ISBN 9782919160372

Effondrement? La récente pandémie Covid-19 a rendu plus concret l’objet de réflexion initié par cette étrange population autodéclarée collapsologue. Cette crise sanitaire mondiale sera-t-elle un accélérateur de l'effondrement de la civilisation thermo-industrielle?

 

Si le sujet est inquiétant, il est aussi vital et passionnant. Le foisonnement des débats et l’extension récente de cette interrogation à un plus large public le confirment. Au-delà des nouveaux spécialistes: philosophes, scientifiques, collapsologues et maintenant épidémiologistes, les auteur.es, associant enquêtes, observations de terrain, argumentations scientifiques, écopsychologie et intuitions, exposent leurs cheminements, réflexions et prévisions sur cette question.

De quoi parle-t-on? Est-ce inévitable? Quels sont les changements prévisibles? Quelles sont encore nos marges de manœuvre? Est-ce que cela sera dramatique? Pour qui? L’effondrement a-t-il déjà commencé? Va-t-il être brutal ou s’étaler sur plusieurs décennies?

Mi-récit mi-essai, à la fois décalé, incisif, accessible et drôle, ce livre est la juxtaposition de plusieurs voyages simultanés: parcours intellectuels et émotionnels ; transformation de l'engagement militant; voyage à vélo sur le thème de l’effondrement ; création et évolution de l'écolieu de vie collectif des auteur.es et enfin leur vision pour les années à venir.

L’objectif de cet ouvrage, après avoir dissipé les illusions de la transition écologique, est d’inviter à l’action afin de développer nos résiliences individuelles et collectives. Pour les auteur.es, l’effondrement, en même temps qu’une succession de catastrophes pour les humains actuels, est aussi porteur d’opportunités et de brèches où s’engouffrer.

Valérie Garcia est sophrologue et accompagnante en résilience individuelle et collective. Marc Pleysier est ingénieur génie mécanique et écoconstructeur.                      Ils vivent à la Ferme Légère, un écolieu collectif rural et expérimental dans le Béarn. Depuis plusieurs années, ils sont actifs sur le thème de l’effondrement sociétal : présentations publiques, création de groupes locaux, interventions dans les médias, animation de stages, interpellation des instances politiques.

Lire un extrait du livre Voyages en effondrement

 

Février 2020

Cause animale, cause paysanne

Défaire le idées reçues, propositions et paroles paysannes

Par la Confédération paysanne

Format 15X20, 208 pages, 12 euros,version numérique 7,99 euros

ISBN 9782919160365

Qu’entend-on par cause animale et cause paysanne? En quoi sont-elles liées? Quelles différences y a-t-il entre élevage paysan et productions animales industrielles? Quelles complémentarités entre végétal et animal? Quels effets sur la santé et l’environnement?

Ce livre a pour objectif d’apporter des éléments de réponse à ces questions qui sont légitimement au coeur de l’actualité concernant notre agriculture et notre alimentation.Il a vocation à faire réfléchir, à enrichir la réflexion là où certains voudraient simplifier le débat à outrance.

La Confédération paysanne dénonce à travers ce livre les impasses et les dangers que représentent d’un coté l’agriculture et l’élevage industriels et de l’autre l’abolition de tout élevage prônée par le véganisme.

Le recueil de paroles de celles et ceux qui font et vivent la nature et l’élevage au quotidien est indispensable. Car les systèmes vertueux de polyculture-élevage et de pastoralisme sont trop souvent réduits au silence médiatique alors que leurs rôles sont majeurs pour l’équilibre des écosystèmes de notre planète, y compris dans la lutte contre le changement climatique.

La Confédération paysanne défend l’agroécologie et la complémentarité végétal/animal. Cela entraînera plus d’éleveurs et d’éleveuses qu’aujourd’hui, mais induira de fait une baisse de la consommation de produits animaux et une alimentation plus diversifiée.

Tout au long de ce livre, nous retrouverons les positions et propositions concrètes de la Confédération paysanne sur ces questions liées aux relations entre les humains et les autres animaux, et plus largement avec le monde vivant.

L’auteur : La Confédération paysanne est un acteur majeur du syndicalisme agricole, porteur d’un véritable projet de société à travers l’agriculture paysanne. Elle défend des valeurs de solidarité et de partage en intègrant pleinement les dimensions sociales, agronomiques et environnementales dans la production agricole. Elle propose une alternative réaliste à un modèle d’agriculture industrielle destructeur de la nature et des paysans. Elle est membre fondateur du réseau international de la Via Campesina.'

 

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 janvier 2020

L'illusion localiste

L'arnaque de la décentralisation dans un monde globalisé

par Aurélien Bernier

 Format 11X16 cm, 192 pages, 10 Euros,              version numérique: 5,99 Euros. Collection «Ruptures»

ISBN 978-2-919160-35-8 

Rapprocher le pouvoir du citoyen , instaurer la « démocratie participative, soutenir le développement territorial  et l'économie « de proximité…

A l’approche des élections municipales, on assiste à une surenchère des mots d’ordre localistes et décentralisateurs. On les retrouve dans tous les discours politiques, de la gauche à l’extrème-droite en passant par la droite et les socio-démocrates.

La participation des habitants et les promesses de changement « par en bas » sont dans tous les programmes. Les démarches et les listes « citoyennes », plus ou moins instrumentalisées par les partis traditionnels, se multiplient. Même le président de la République s’affiche localiste : en réponse à la crise de « Gilets jaunes », il promet une nouvelle phase de décentralisation pour la deuxième moitié de son mandat. A en croire nos élites, c’est donc par l’action municipale ou régionale que les problèmes économiques, sociaux, environnementaux ou démocratiques pourraient être résolus...

Ce livre s’attache à déconstruire ce mensonge. Car la mondialisation, elle, ne rapproche pas le pouvoir du citoyen, mais l’éloigne considérablement. Les décisions économiques sont concentrées aux mains des grandes firmes et de leurs actionnaires, et s’imposent aux peuples par delà les principes démocratiques. Les droits sociaux sont en régression permanente à cause de la concurrence internationale. Et la classe politique n’en finit plus de se discréditer en obéissant aux injonctions des marchés.

La « mondialisation heureuse » ayant fait long feu, c’est le « localisme heureux » qu’à présent on cherche à nous vendre. Le terroir et les circuits courts pour compenser les ravages de la mondialisation. Le régionalisme pour masquer le désengagement de l’État, la destruction ou la privatisation des services publics.

Cette « illusion localiste » doit être dénoncée. Non pas que l’action de proximité soit négligeable, car s’engager dans la vie locale est tout à fait nécessaire. Mais pour sortir du piège de la mondialisation, cela ne suffit pas. Plutôt que d’opposer l’action locale et celle de l’État, mieux vaudrait les articuler.

 

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